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Tomás de Elduayen OMC
1882 - 1953
Tomás Echeverria Elosegui est né le 9 septembre 1882 à la ville d’Elduayen (Guipúzcoa)

Il s’inscrivait comme étudiant à la école supérieure de Lecaroz (Navarra) dirigée par les moines capucins où il étudiait les sciences humaines et la théologie. Depuis son enfance, son amour pour la musique avait toujours été très grand. Par la suite il suivait, au même institut, des études de théorie d’harmonie et de contrepoint chez Ismael Echezarra, en classe avec ses coétudiants Jose Antonio de Donostia et Nicholas Tolosa. Le 6 janvier 1901 il adhérait à l’ordre des capucins. Il était à l’usage d’adapter le nom de sa ville natale au moment de l’entrée dans le couvent. Sa consécration eut lieu le 21 décembre 1907.

Au cours des deux premières années suivantes, Tomás María d’Elduayen vit d’abord au Chili (comme organiste du cloître de San Antonio de Santiago) et alors en Argentine où il lie son travail pastoral à la musique. Il est un lecteur infatigable et grand connaisseur des classiques espagnols et grâce à son zèle éducatif il réussit à acquérir des connaissances très profondes en musique, littérature et art en tant qu’autodidacte. Son fond culturel est énorme et d’une grande diversité thématique.

En 1920 il retourne à Lecaroz et va s’installer à Hondarribia plus tard. Pendant ce temps, il commence à publier ses premières compositions. Entre 1910-20, il publie dans la revue « Música Sacro-Hispana » plusieurs œuvres pour orgue, notamment des préludes sur des thèmes basques ainsi que son cycle « Les Sept Paroles » pour voix et orgue.

Ondarra Lorenzo décrit bienveillamment sa musique : « ... Là il développait un style chromatique, qui menait par conséquent vers un langage musical plus personnel, plus directe, en se basant sur une harmonie libre, impressionniste, non sans certaines excursions dans la polytonalité.»

L’œuvre de Tomás María d’ Elduayen est très vaste et compte presque 200 compositions. Parmi ces pièces se trouvent aussi des compositions telles que «Laudes Eucharisticae» et «Laudes Mariale», la messe «O Doctor Optime», le cycle «Les Sept Paroles», son triptyque «Antonius», et le Magnificat «Libera me Domine», sans parler de beaucoup d’autres dont la plus grande partie n’a jamais été publiée.