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Thierry Escaich
1965
Compositeur, organiste et improvisateur de renom international, Thierry Escaich est une figure majeure de la scène musicale contemporaine et l’une des plus originales.

Il considère les trois aspects de son art comme des éléments indissociables, concourrant dans un même élan à traduire un univers intérieur foisonnant, un besoin irrépressible d’expression.

Né en 1965, Thierry Escaich se fait remarquer dès le début des années 1990 par des œuvres comme le concerto pour saxophone «Le Chant des ténèbres» ou «Ad ultimas laudes», pour douze voix mixtes. De nombreuses récompenses viennent bientôt saluer ses compositions, notamment le «Grand Prix des Lycéens» (2002) et, à deux reprises (2003 et 2006), une «Victoire de la musique» dans la catégorie «Compositeur de l’année». Plusieurs prix du disque ont récompensé ses enregistrments en tant qu’organiste et compositeur comme le «Diapason d’Or de l’année» en 2002 ou le «Choc de l’année» du Monde de la Musique en 2006.

Son œuvre comporte aujourd’hui une centaine de pièces, qui séduisent un large public par leur refus de l’expérimentation stérile, leur hédonisme sonore, leur fièvre rythmique. Sa musique est défendue à travers le monde par des solistes comme Claire-Marie Le Guay, Bertrand Chamayou, Éric Le Sage, Emmanuel Pahud, Olivier Latry, Renaud et Gautier Capuçon, les Trios Wanderer et Dali, les Quatuors Ysaÿe, Ludwig et Voce, les ensembles vocaux Sequenza 9.3 et A Sei Voci, le Chœur de Radio France ; elle est au répertoire de l’Orchestre de Philadelphie, de l’Orchestre symphonique de Chicago, de l’Orchestre du Konzerthaus de Berlin, de l’Orchestre philharmonique de Radio France. Thierry Escaich vient de terminer un concerto pour violon à l’intention de David Grimal et écrit actuellement un concerto pour clarinette pour Paul Meyer et un ballet pour le New York City Ballet.

S’il compose volontiers pour son propre instrument (pièces solistes, musique de chambre, deux concertos, «La Barque solair»e pour orgue et orchestre), Thierry Escaich aborde les genres et les effectifs les plus variés, toujours à la recherche de nouveaux horizons sonores. Son style si personnel transparaît aussi bien dans l’intimité de «Choral’s Dream» (2003) pour orgue et piano, ou les brèves «Scènes de bal», pour quatuor à cordes, que dans de vastes fresques comme la «Chaconne» (2000) et «Vertiges de la croix» (2004) pour orchestre, «Les Nuits hallucinées» pour mezzo-soprano et orchestre (2008) ou «Le Dernier Évangile», oratorio pour double chœur, orgue et orchestre (1999). Après avoir été compositeur en résidence à l’Orchestre national de Lille et à l’Orchestre de Bretagne, Thierry Escaich exerce les mêmes fonctions depuis 2007 à l’Orchestre national de Lyon.

Titulaire depuis 1997 de la tribune de Saint-Étienne-du-Mont à Paris, où il succède à Maurice Duruflé, Thierry Escaich se produit comme organiste dans le monde entier. Partout, il enthousiasme le public en mêlant les œuvres du répertoire à ses propres compositions et à des improvisations. Ces derniers mois l’ont mené à Tokyo, New York, Philadelphie, Los Angeles, Toronto, Berlin, Amsterdam, Birmingham, Budapest, Séville, Helsinki, Moscou, Saint-Pétersbourg, Munich, Londres, Oxford et dans de nombreux festivals français et étrangers ; en 2010, il est attendu à Hambourg, Bâle, Bucarest, New York, Vancouver, Tokyo, Budapest…

Sa passion pour le cinéma l’amène à improviser régulièrement sur des films muets, à l’orgue ou au piano ; il a composé une musique d’accompagnement pour «L’Heure suprême» de Frank Borzage (commande du Louvre en 1999).

Depuis 1992, Thierry Escaich enseigne l’improvisation et l’écriture au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, où il a lui-même remporté huit premiers prix. De nombreux enregistrements témoignent de son art, tous largement récompensés. Comme organiste, il s’est récemment distingué avec «Organ Spectacular» (improvisations en concert, 2008, Universal) et «Tanz-Fantasie» (orgue et trompette avec Éric Aubier (2009, Indésens). Côté composition, citons parmi les dernières parutions «Lettres mêlée»s (Trio Wanderer, 2009, Universal), «Miroir d’ombres» (Gautier et Renaud Capuçon, Orchestre national de Lille, 2007, Universal) et «Exultet» (Sequenza 9.3, 2006, Universal).